- Ça consiste en quoi l'Hexatrek exactement ?
- Les 6 étapes du tracé
- Dans quel sens je le parcours ?
- Quand est-ce que je commence ?
Ça consiste en quoi l'Hexatrek exactement ?
C’est un chemin de randonnée de plus de 3000 km qui traverse toute la France d’une traite, en passant par les chaines de montagnes : toutes les Pyrénées, un bout du Massif Central, les Alpes françaises, le Jura et les Vosges, pour près de 138 000 m de dénivelé positif au total. Et tout ça, en traversant 14 des plus beaux parcs naturels. C’est en quelque sorte la plus longue randonnée de France – notamment devant le GR34 (sentier des douaniers) et ses 2090 km.
Une grosse partie de l’itinéraire de l’Hexatrek se passe donc dans la montagne et avoisine plusieurs fois les 3000m d’altitude (notamment dans les Alpes et les Pyrénées). Mais l’objectif n’est pas de faire de l’alpinisme, c’est pour ça que le tracé ne monte pas plus haut et reste sur des chemins qui sont d’une technicité abordable (en période estivale du moins).
Mais outre les kilomètres, si on choisit de se lancer sur l’Hexatrek c’est aussi pour :
- La beauté et la diversité des paysages : Quand dans sa vie a-t-on l’occasion de voir tous les jours quelque chose de nouveau, d’inconnu et d’inattendu ? Qui plus est, dans des cadres naturels exceptionnels. Parce qu’en traversant toute la France sur cet itinéraire c’est la promesse de voir des paysages hors du commun, même sans partir bien loin !
- Vivre une expérience forte qui, je pense peut marquer une vie : C’est toujours dans les plus grands challenges qu’on apprend vraiment à se découvrir, à se connaître et se dépasser. Et quand on a pas d’autre choix que de se débrouiller seul sur 3000km, je ne doute pas qu’il y en aura des moments forts en expérience et apprentissage !
- Faire des rencontres : Que ce soit d’autres randonneurs (ou Hexatrekers), au détour d’un village, ou même au travers des réseaux sociaux, c’est l’opportunité de partager plein de petits moments avec des centaines de gens que l’on aurait jamais rencontré. D’autant plus qu’avec l’ambition de faire connaitre l’association et le projet, ça me fera un prétexte en plus pour aller vers les autres.
Les 6 étapes du tracé
Le tracé se découpe en 6 grandes sections :
- Etape 1 : Pyrénées Ouest (437 km et 22.600m d+)
- Etape 2 : Pyrénées Est (532 km et 30.600m d+)
- Etape 3 : Gorges et Causses (514 km et 14.300m d+)
- Etape 4 : Hautes Alpes (496 km et 26.800m d+)
- Etape 5 : Alpes du Nord (382 km et 22.500m d+)
- Etape 6 : Jura et Vosges (670 km et 21.200m d+)
Pour plus de détails sur les différentes parties, n’hésitez pas à consulter les cartes des étapes :
Dans quel sens je le parcours ?
Les deux choix sont possibles mais j’ai opté pour le sens Sud-Nord pour des raisons de timing. En fait il faut garder à l’esprit qu’en commençant début juillet, je finirai vers mi-novembre en théorie, le problème c’est qu’en cette période où les conditions climatiques deviennent plus compliquées en haute montagne, il vaut mieux finir par les Vosges, que par des sommets à 3000m dans les Pyrénées. Je partirai donc de Hendaye à la pointe Sud-Ouest de la France à la frontière espagnole. Et l’objectif sera d’atteindre Wissembourg au Nord-Est en Alsace.
Et ce sens il est symbolique pour moi parce que c’est le chemin de la maison ! En tant qu’Alsacien, une fois à Wissembourg, il ne me restera plus beaucoup de kilomètres pour rentrer chez moi. C’est pour ça que la vraie fin c’est quand je passerai la porte de ma maison… pour prendre une bonne douche bien méritée !
Quand est-ce que je commence ?
Le départ est prévu pour le 1er juillet 2025 !
Je pars seul et je serai en autonomie complète (en dehors de quelques nuits en refuge ou camping très ponctuellement)
Combien de jours je vais prendre ?
Difficile à dire précisément mais il faut compter au grand minimum 120 jours (ce qui fait une moyenne de 25km par jour). Mais j’estime plutôt tabler sur les 130/135 jours si tout va bien. Même si je pense pouvoir approcher les 30km par jour sur les parties plates, ça sera compliqué de faire beaucoup plus de 20km dans les parties montagnes avec beaucoup de dénivelé. Et c’est sans compter quelques jours de repos de temps en temps.
Et évidemment inutile de préciser que le seul moyen de locomotion que je m’autorise ce sont mes jambes !
Quelles sont les principales difficultés dans ce projet ?
- Le dénivelé : faire ne serait-ce que 20 km sur du plat ou bien avec 1000m de dénivelé positif, ça n’a rien à voir ! Et c’est encore plus vrai sur 3000 km. Donc au delà des kilomètres, c’est un effort physique bien plus conséquent. Et surtout avec un sac pour 4 mois sur le dos. En plus, le désavantage de faire le sens Sud-Nord c’est que j’attaque directement par les Pyrénées où le dénivelé est d’entrée de jeu très important (comparé aux Vosges dans l’autre sens où il est plus modéré et où le corps a plus de temps pour s’adapter).
- La logistique : se ravitailler en eau, nourriture, gaz et électricité sur le chemin ne s’annonce pas toujours très facile en fonction des endroits où je serai, notamment dans les montagnes. Bien que ces 4 éléments soient plus que fondamentaux…
- Les aléas météo : on a tous déjà souffert de la canicule, été trempé jusqu’aux os par une pluie qui semble interminable, surpris par un orage ou bien frigorifié par les températures négatives. Sauf qu’en montagne, tout ça se trouve bien souvent décuplé plus on monte en altitude. Mais surtout : là où cet inconfort ne dure jamais plus d’une journée d’habitude, parce qu’on ne tarde pas à retrouver l’hospitalité de son chez-soi tous les soirs, ici notre maison c’est… la nature. Et quand il faut monter sa tente trempée sous la pluie, renfiler ses chaussettes mouillées et gelées le lendemain, ou bien faire face à 40 degrés en plein soleil pendant une semaine entière, ça n’est pas toujours une partie de plaisir… Mais ça fait partie de l’aventure et du challenge !
- Le risque de blessure : aussi entraîné qu’on puisse être, sur autant de jours de marche à fouler le sol jonché de pierres, de racines, de boue, de neige, etc, on est jamais à l’abri de se casser une cheville et de voir l’aventure se terminer du jour au lendemain malheureusement. Même si je vais essayer d’être le plus concentré possible pour limiter ce risque. Mais il y a aussi d’autres blessures de fatigues qui peuvent survenir et auxquelles je vais devoir être attentif.
Qu'est ce que j'emmène avec moi comme matos ?
Globalement tout ce qu’il faut pour pouvoir survivre en autonomie pendant plus de 4 mois ! Le tout dans mon sac à dos pour un total de ~15kg : eau, bouffe, tente, sac de couchage, réchaud, popotte, gourde filtrante, casquette, veste de pluie, bâtons de marche, frontale, batterie portable, short, pantalon, 2 t-shirts, 2 caleçons, 2 paires de chaussettes et quelques autres trucs encore.
« Quoi seulement 2 pour 4 mois !? Mais c’est dégueulasse ! ». Oui mais malheureusement y’a pas le choix pour ce type d’expédition : je ne vais pas emmener tout mon dressing ! Et puis, ce sont des vêtements un peu spéciaux en laine mérinos qui sont conçus pour mieux gérer la transpiration et les odeurs. De toute façon, 1 que je porte et 1 qui sèche après l’avoir lavé avec moi dans un ruisseau : pas besoin de plus !
En tout cas moi qui avais toujours l’habitude de faire mes petites randos avec du matériel premier prix, là il a fallu investir un peu ! Effectivement, le matos pour ce genre de trek longue distance est fondamental pour réussir et ne pas se mettre en danger. Il doit absolument être de bonne qualité, compact, résistant et surtout… le plus léger possible ! Chaque gramme compte quand on sait qu’on va devoir se le trimballer sur 3000km.
(Je partagerai bientôt une liste plus exhaustive et détaillée pour ceux que ça intéresse)
Qu'est ce que je compte faire pour récolter des dons ?
Je vais essayer de donner le plus de visibilité possible au projet et à l’association durant les 4 mois et demi de l’aventure. C’est pour ça que j’ai créé ce site et que je vais faire du contenu sur les réseaux sociaux. J’espère aussi pouvoir promouvoir le projet à travers quelques médias locaux (ou plus gros !). Et pour les personnes que je croiserai en train de randonner ou dans les villages, dans les campings, etc. j’aurai aussi une pancarte derrière mon sac ainsi que des petites cartes de visites (merci à Parmentier Imprimeurs qui les a offertes !) pour me permettre de les rediriger vers la cagnotte et le site avec un QR code.
La carte de visite que je distribuerai
Pourquoi Rorqual des montagnes ?
Je me suis toujours dit que les moments les plus forts que j’ai vécu, c’était chez les scouts. Et plus particulièrement aux Flambeaux (une des branches de scout en France). Déjà parce que j’y ai trouvé des valeurs humaines exceptionnelles et que j’y ai fait des rencontres formidables. Mais aussi parce que j’y ai vécu des expériences uniques au contact de la nature et des autres : des bivouacs improbables, des nuits au coin du feu sous les étoiles, des randos complètement barges, des constructions de fou, des grands jeux de 24h en forêt, et j’en passe !
Et pour ce projet j’ai voulu prendre comme nom mon tison « Rorqual » : un animal totem propre à chacun, que l’on reçoit en avant-dernière année et qui devient alors notre deuxième prénom. Pourquoi ? Et bien parce que si je suis aujourd’hui ici à me lancer ce défi de l’Hexatrek, c’est en grande partie grâce à tout ce que j’ai découvert et vécu aux scouts. Et que je suis certain que ce sont des expériences, des émotions et des moments forts, que je vais retrouver ici.
(Pour ceux qui ne sauraient pas, un rorqual c’est une sorte de baleine. Deuxième plus grand animal derrière la baleine bleue, il peut parcourir des distances énormes : plus de 300 km par jour ! Et comme justement on est dans le thème des grandes distances, ça colle d’autant plus au projet ! Merci à mon ami Alexandre pour le design de la mascotte d’ailleurs)
Est ce que je pense que je vais réussir à aller au bout ?
Ça c’est la grande question !
C’est un challenge énorme et je n’ai pas la prétention de dire que je suis sûr de le réussir. Mais évidemment c’est mon objectif d’aller au bout ! C’est pour ça que j’ai essayé de me préparer comme je pouvais physiquement et mentalement aussi. J’ai notamment marché pas loin de 900 km dans les rues de ma ville sur les 6 derniers mois. Et à défaut de pouvoir faire beaucoup de dénivelé (quand on étudie dans le Nord c’est pas si facile), je me suis fait quelques sessions montées/descentes dans les escaliers de mon école !
Sinon j’ai aussi l’habitude de faire quelques randos dans les Alpes en été et, accompagné d’un de mes frères, j’ai également fait un entrainement intensif d’une semaine de trek dans le Jura en avril. L’objectif c’était de se mettre en condition, tester une partie du matos et aussi de se tester physiquement. Et le moins qu’on puisse dire c’est que c’était pas de tout repos ! Froid, pluie en continu, orage, grêle, tempête de neige sur les crêtes : je crois qu’au moins je suis prêt pour les pires conditions sur l’Hexatrek !
Même si en réalité on est jamais 100% préparé pour faire 3000km à travers les montagnes (surtout logistiquement et mentalement). Mais c’est normal : il y a plein de choses qui vont s’apprendre par l’expérience. Et l’inconnu, il est inévitable pour un truc aussi gros. Mais même si ça peut faire peur de se lancer avec plein de points d’interrogation en tête, c’est également excitant !
Comment est-ce que j'ai eu l'idée de tenter l'hexatrek ?
Le 3 septembre 2024 précisément, je suis rentré des cours le soir et je me suis dit : « il faut que je me trouve un projet qui me fasse vibrer pour la première partie de mon année de césure ». Je me suis assis devant mon ordi et en 5 min je suis tombé sur l’Hexatrek. J’ai instantanément su et décidé que j’allais le tenter. J’ai même fait une note téléphone directement pour me souvenir de la date !
